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ECRITS

Voici, ci-dessous, quelques textes que j’ai écrits. Ne vous étonnez pas si vous lisez des mots qui n’existent pas dans le dictionnaire (cela fait partie de la créativité d’inventer des mots).

PETITES HISTOIRES

 

La créature de feu (histoire avec la contrainte d’utiliser un vocabulaire essentiellement visuel) :

Attiré par la chatoyance des flammes du feu de bois allumé par mon grand-père, je ressens la chaleur de l’énergie dégagée par la consumance des branches sur ma peau. A 10 ans, je suis encore fasciné par les flammes d’un feu. J’ai l’impression d’y voir une créature magique. Comme si la vie était enfermée dans les branches puis libérée par le feu en donnant naissance à la créature. Chaque fois, je prie devant cette créature magnifique en espérant qu’elle exauce mes souhaits. Il arrive parfois que je reste tellement longtemps devant elle que mes parents ou mon grand-père me disent de m’éloigner, pour éviter de trop polluer mes poumons de carbone. Bien sûr, eux et mes amis ne partagent pas ma vision de la créature magique. Cela me rend un peu triste car du coup je me sens un peu seul. N’empêche que, croyez le ou non, un jour j’ai demandé en pleurant à la créature de guérir ma mère d’une pneumonie et, quelques jours après, elle en fut guérie ! J’ai même donné un nom à la créature. Je l’appelle Feuzard (le « zard » venant de « wizard » qui signifie sorcier en anglais). Lorsque le feu est éteint, je pense que la créature rejoint les profondeurs de la terre pour rejoindre la vie de la planète et la soigner grâce à ses pouvoirs. Plus tard, je deviendrai pompier et apprendrai à écouter et parler au feu comme certains hommes le font avec les chevaux. Je pourrai ainsi apprendre à calmer la colère de la vie d’avoir été enfermée et l’aider à retourner dans les profondeurs de la terre, sa source d’origine.

 

Le jardin secret

Dans mon monde magique, il existe des tas d’endroits incroyables et merveilleux. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un de ces lieux. Pour y entrer, j’emprunte un sentier que je suis le seul à connaître. Ce sentier ressemble, au début, à un chemin ordinaire puis apparaissent de drôles d’espèces florales. Des arbres en spirales, des fleurs tourbillonnantes, des troncs jaunes-orangés, des pétales étoilées… Puis à la fin du sentier, se trouve une grille faite de branches de haies. J’entre alors dans un jardin vivant où le soleil répand sa chaude lumière dorée. De multiples insectes étranges volètent parmi les espèces de bosquets aux multiples couleurs. Des sapins répandent leur parfum aigu de sève et une cascade rafraîchit l’air par un brouillard imperceptible de gouttelettes. La terre, de couleur rose, laisse une impression de douceur sur les plantes des pieds qui la foulent. Je m’approche alors de la cascade à l’eau vert-pomme et met mon corps juste en dessous. Des frissons s’emparent immédiatement de mon corps et l’eau prend une teinte brune puis s’en va abreuver la terre alentour. Je vois ainsi de nouvelles fleurs naître et briller comme de petites étoiles. Je sens des larmes chaudes, troublant ma vue, couler abondamment sur mes joues. Au bout d’un moment, lorsque l’eau retrouve sa teinte d’origine et que plus rien ne sort de mon corps, je quitte la cascade en ayant la sensation d’y avoir laissé un lourd fardeau qui m’épuisait. La joie s’éveille dans mon cœur et mon esprit semble plus vif qu’avant la douche sous la cascade. Le jardin semble rayonner de tendresse et de grâce. En outre, je crois entendre le concert des vibrations de vie animant ce lieu féerique.
Voilà où et comment je purifie mon âme chaque fois que je me sens vide et mou. Entretenant, par la même occasion, ce jardin secret, le jardin que j’ai baptisé : « le jardin de l’âme aux êtres-émotions » avec sa cascade aspirante purificatrice et sa terre rose qui donne vie à ce folklore d’êtres sous l’impulsion des émotions de mon âme souffrante.

 

POESIES

Acrostiche du Jura

Jolis paysages arborés dans le Jura,
Une vraie nature parfumée et attirante.
Rien n’est ennuyeux ici, vacances très plaisantes.
Accueil chaleureux, séjour qui ne s’oublie pas.

 

Oh Bourgogne !

Oh Bourgogne, Bourgogne ! Tes vaches à lait !
Tes superbes prairies et vallées enchantées !
Qu’il est bon d’y passer ses vacances d’été,
Pour s’y reposer et trouver sérénité.
Seul regret : ne pouvoir y rester à jamais
Car à présent, il faut retourner travailler.

 

L’hiver

N’est-il pas beau,
Sous son manteau de neige
Où disparaît le temps chaud
De l’été et de son sortilège
Et s’il fait froid
Au niveau de la mer
Sous son manteau de soie
Alors on reconnait l’hiver.

 

La nostalgie

Quand la nostalgie vous prend,
Qu’est ce que vous devenez lent !
Le passé vous submerge,
Vous quittez la berge !
Vous entrez alors dans un monde étrange,
Où nul temps, ni espace, se rangent.
Vous vivez une autre vie,
A l’abri des soucis.

Mais lorsque vous revenez de ce voyage,
Qu’il est difficile de tourner la page !
Vous vous enfoncez dans l’irréalité,
Refusez d’accepter les difficultés.

Prenez garde à votre avenir,
Il ne se dirige pas avec des souvenirs.
Un conseil : allez de l’avant !
Vous serez alors plus vivant !

 

Ode aux oiseaux

Du haut de leurs branches, quatre mésanges nous observent
Cacahuètes, dans leur tête, elles veulent qu’on leur serve.
Non loin de là, guettent les moineaux prêts à l’assaut
Enclins à prendre tous les risques pour le moindre morceau.
D’humeur toujours poltronne le merle, lui, reste dans son coin
Préférant attendre pour s’goinfrer que l’on soit au plus loin.
La merlette, quant à elle, est toujours prête à courir
Dès qu’on envoie quelque chose qui peut la nourrir.
Enfin, les méchants étourneaux, qui ne sont guère appréciés, eux
Sont chassés régulièrement mais reviennent, hélas, toujours plus nombreux.

 

Invisible marin

Des eaux douces aux eaux salées,
Moi, l’explorateur des mondes cachés,
J’en ai observé des formes et des motifs colorés !
Des petits animaux : poissons, mollusques, échinodermes et crustacés
Aux gros : pieuvres, baleines, orques, requins et dauphins
En passant par les divers algues trouvées sur mon chemin
Parfois, même, on croirait voir de l’extra-terrestre !
Dans toute l’étendue d’eau de la terre.
Pensez, quelle fantastique diversité de chairs !
Quelle animation de vie, quelle splendeur !
J’en ai, des frissons et des coups de coeur !

L’invisible beauté sous marine,
Ne me cache pas son origine divine.
Et mon corps astral y frétille langoureusement
Libéré de sa tombe diurne, pour l’instant.

Ici ma solitude se change en gratitude,
Ma platitude vie en multiples spectacles radieux.
Merci, architecte suprême, pour ces voyages merveilleux !

 

Les merveilles de l’inconscient

Ah, les rêves, domaines de l’ignorance,
Pourtant si utiles dès la naissance.
Mais qui se soucie de son Inconscient ?
Aux oubliettes, archétypes sans sens apparent !

Prémonitions, avertissements, solutions, idées
Ainsi, passent à la trappe, ignorés !

Car rêver c’est plonger dans son soi,
Mieux qu’un film, c’est vivant, nous rapproche du Moi !

Dommage de ne pas y porter plus d’attention,
Car c’est réellement riche en émotions et intuitions.
Un guide vers l’amélioration de sa personnalité
Et vers la compréhension de ses difficultés.

Motivation, concentration, avant l’endormissement
Puis mémorisation, interprétation, extrapolation…
Et hop ! Cela devient un outil puissant,
Se révélant thérapeutique également !

En outre, pour les habitués, lors d’un rêve conscient,
C’est un moyen génial de contrôle sur l’Inconscient
Et alors, que d’amusement à créer ses propres éléments,
Ou même, pourquoi pas, explorer l’environnement déjà existant !

Bref, un terrain riche en possibilités,
Recélant tout plein de secrets,
Intéressant à essayer de décoder !
Alors, allez y ! Vivez vos rêves à volonté !
Là, vous êtes libre, pas besoin de payer.
Maintenant, n’hésitez plus, profitez ! Foncez !

 

La poésie (poésie de ma mère)

Pourquoi le dire en poésie ?
Cela sera t-il mieux compris ?
Après tout, rien n’a d’importance
Il suffit d’avoir de la chance
Et de prendre la vie comme elle vient
Tout en pensant au lendemain

 

Le lion et le moustique (poésie de mon frère)

Un jour, très loin, en Afrique
Un énorme lion croisa un moustique
Cet animal se promena à son oreille
Vola un peu partout dans le soleil
Le lion lui dit de s’en aller
Au lieu de continuer à l’agacer
“Mais, répondit-il, je vais te piquer
Ou bien, c’est toi qui doit t’en aller
Tu devras vite me fuir
Si tu ne veux pas souffrir”.
Le lion, tout de suite se rassure :
“Une bête de si petite envergure !”
“Quel mal pourrait-il me faire ?”
“Un petit bouton, quelle affaire !”
Il claqua des dents mais ne l’attrapa pas
Le moustique, à la fin, le piqua
Et le lion mourut de la malaria.
Ce n’est pas toujours le plus fort
Qui à l’autre donne la mort.

 

 

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